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  • Photo du rédacteurJulien Gaüzère Auteur

Quelque part entre Paris et Londres (Chronique n°49)

17 Mars 2014,

Je viens de m'enfuir... Sans trop réfléchir, j'ai rassembler mes affaires et je suis monté dans un train pour Londres... J'ai besoin de laisser Paris derrière moi... besoin de disparaître. Mon coeur est blessé et mon esprit peine à retrouver sa route. Durant ce trajet qui me sépare de plus en plus de cet amour perdu, amour trahi, je griffonne, je dépose mon chagrin sur un carnet. Je pose des mots, enfin... Et cela faisait très longtemps que je ne l'avais pas fait avec autant d'aisance.

17 Mars 2014,

Une chronique écrite quelque part entre Paris et Londres.

L’écriture est toujours semée d’embuche.

L’inspiration qu’elle vous offre peut être ardente, débordante, pensante et parfois destructrice.


Mais la vie n’a t-elle pas les mêmes qualités et les mêmes défauts ?

Aujourd’hui, dans ce wagon, je fuis ma vie. Une vie faite de tant de mensonges.

Je réponds à l’appel de Londres. J’emporte Ivan, Mirage et le monde de Faery dans mes bagages.


J’espère qu’à mon retour j’aurai pansé mes plaies.

J’espère que j’aurai donné une autre dimension à mon inspiration.

Que j’aurai retrouvé le goût de créer, de construire et de consolider mon art.

J’espère revivre enfin…


Hier encore j’avais tant d’espoir pour nous.

Je croyais que les blessures que nous nous étions infligés pourraient se refermer.

Pour tout de dire, malgré les doutes, malgré les larmes, je t’aimais encore.

Et puis il y a eu cette lettre... ce message, cette déclaration…

Un élan d’amour couché sur une feuille de papier.

Un amour venu d’une plume qui n’était pas la mienne.


J’ai toujours cru que les mots étaient un réconfort contre la douleur et le chagrin… J’ignorais que ceux-là allaient m’écorcher et causer ma perte.

Au fil de vos sentiments que je découvrais, tu t’éloignais de plus en plus.

Tu t'effaçais derrière des lignes de « je t’aime » dont je n’étais plus l’auteur.


En refermant la lettre, j’ai réalisé à quel point, il était réel à ton coeur et puissant dans tes bras.

J'ai tenté de calmer mon coeur qui s’emballait.

De comprendre ce qui venait de m’arriver…

Etais-je trahis ? Etais-je trompé ou humilié…?

Je n’avais pas envie de me poser toute ses questions.

J’avais simplement besoin de fuir... de disparaître...


Me voilà parti...

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